Moderne et
contemporain
XVII, XVIII et XIX
èmes siècles.
Les îles se
transforment en carrefour des routes commerciales avec
l'Amérique, l'Afrique et l'Inde (le port de Sainte Croix du
Palmier arrivera à se transformer en un des plus importants de
l'Empire espagnol), ce qui apporte une grande prospérité
à certains secteurs sociaux des îles, mais les crises des
monocultures (canne à sucre et vin) au XVIII è
siècle et, ensuite, l'indépendance des colonies
américaines au XIX è siècle, ont provoqué
une profonde récession. Apparaît une nouvelle monoculture,
la cochenille. Au XIX è et la première moitié du
XX è siècle, à la suite des crises
économiques dont souffre l'archipel, ont lieu une série
de mouvements d’émigrations dont le but sera principalement le
continent américain.
Débuts du
siècle XX è siècle
Au début du
XX è siècle, est introduite aux Canaries par les Anglais
une nouvelle culture, la banane, dont l'exportation sera
contrôlée par des compagnies commerciales comme Fyffes.
La société canarienne est encore fondamentalement
agricole, mais commence déjà à apparaître un
prolétariat urbain, qui portera à la naissance des
premières organisations ouvrières canariennes. De toute
manière, dû précisément au
développement industriel quasiment nul des Iles Canaries,
l'apparition d'un mouvement ouvrier a été assez tardive.
A cette époque, domine le caciquismo et les propriétaires
fonciers dominent une grande partie de la vie sociale et politique de
la population.
La rivalité entre les élites des villes de Sainte Croix
Tenerife et de Las Palmas de Gran Canaria pour la capitale des
îles, qui se trouvait dans la première, mènera en
1927 à la division de l'archipel en deux provinces, bien que
ceci n'annule pas la rivalité, qui persiste encore.
Seconde
République
Pendant la Seconde
République commencent à apparaître et à se
développer des organisations ouvrières d'idéologie
marxiste ou anarchiste, avec des figures comme José Miguel
Pérez ou Guillermo Ascanio. Toutefois, à l'exception de
quelques communes, ces organisations ne seront pas majoritaires.
Guerre civile et
dictature franquiste
En 1936 Francisco
Franco est envoyé aux Iles Canaries comme Commandant
Général. Cette nomination est due à la politique
du gouvernement de la république pour éloigner vers les
zones périphériques les personnes de hautes charges
militaires de tendance conservatrice qui pourraient mener à bien
un coup militaire.
Toutefois, cette politique sera peu judicieuse, et c’est depuis les
Canaris que Franco entame un soulèvement militaire le 17
juillet. Les insurgés prendront rapidement le contrôle de
tout l'archipel, à l'exception de quelques foyers de
résistance dans l'île de La Palma et dans la région
de Gomera.
Bien que dans les îles il n'y ait pas eu de guerre proprement
dite, ce fut un des lieux où la répression a atteint son
plus haut niveau.
Pendant l'après-guerre, tout comme le reste de l'état,
les Iles Canaries souffrent d’une période de crise où la
faim et la misère sont fréquentes. Se produit de nouveau
une vague d’émigration vers le Venezuela.
Vers les années 70 commence à se produire un changement
dans l'économie canarienne avec l'essor du tourisme. À
partir de ce moment l’élevage et l'agriculture entreront dans
une phase de recul, à l’exception des cultures d'exportation
comme la banane et la tomate. L'opposition au régime franquiste
ne commencera pas s’y organiser avant la fin des années 50, avec
le Parti Communiste espagnol et les mouvements à
caractère nationaliste et indépendantistes de gauche
comme le « Mouvement pour les Iles Canaries Libres » et le
MPAIAC.