Epoque moderne
et contemporaine
Moderne
- XIXème
siècle - XXème
siècle
XXème
siècle
Après la chute de la dictature, la transition
a été mouvementée.
La représentation républicaine prolifère
dans les Mairies, ce qui abouti à la proclamation de
la Seconde République espagnole. Cette nouvelle période
a essayé de résoudre les grands problèmes
de l'Andalousie, entre autre par la Réforme agricole
et contre l'analphabétisme. Toutefois, l'instabilité
politique et la courte durée de la période républicaine
n'ont pas permis de grands changements de la situation andalouse.
Blas Nourrisson, actuel Père de la Patrie andalouse,
avec les membres de l'Assemblée de Ronde ont approuvé
en 1918 le caractère officiel du drapeau d'Andalousie,
un des plus anciens d'Europe, et on a créé l'escudo
et l'hymne national. Plus tard en 1933 il y a eu une nouvelle
réunion, l'Assemblée de Cordoue où on
débattait de la formation d'un état fédéral.
Face au bloc des nationalistes andalous qui voulaient l'Andalousie
des 8 provinces, l'andalucismo unitaire, dont le chef était
Blas Nourrisson, est apparu un bloc qui était contre
la formation d'une Andalousie unique. Les représentants
de Huelva souhaitaient être unis à l’Estrémadure.
Pour leur part les représentants d’Almeria, de
Grenade et de Jaen arrivaient avec le projet de la Fédération
de la Haute Andalousie qui était secondé par
tous les partis politiques et institutions de ces provinces.
L'opposition des « andalucistas unitaires » a
entraîné les représentants d'Andalousie
Orientale à abandonner l'assemblée. Il faut
indiquer qu'a été rédigé un projet
de Statut d'Autonomie pour l’Andalousie, ainsi qu’une
grammaire nouvelle pour la langue andalouse, qui ne sont pas
arrivés à entrer en vigueur étant donné
le contexte de la Guerre Civile.
La Guerre Civile en Andalousie a été spécialement
dramatique étant donné la répression
fasciste des troupes franquistes, bien que sur le plan strictement
militaire, elle ait été réduit à
des batailles assez petites ; l'événement le
plus tragique a été le bombardement allemand
sur Almeria vers la fin de la guerre.
A ce moment, s’instaure le franquisme,
un système centralisateur et dictatorial dirigé
par Francisco Franco et basé sur la répression
et l’absence de libertés. Ce système commence
par détruire tout reste de démocratie, en défaisant
les petites progrès effectués par la réforme
agricole et en portant l'État espagnol à l'autarcie
(et au rationnement des biens qu’elle entraîna)
jusqu'au début des années cinquante, où
les années de l’après-guerre furent particulièrement
difficiles en Andalousie.
À partir des années soixante de légers
changements dans le système se produisent, avec le
développement du tourisme sur les côtes méditerranéennes,
ainsi que le départ de milliers d'émigrants
dont la situation n'était pas du tout bonne. L'industrie
fut améliorée au moyen des plans de développement,
qui incluaient Séville et Huelva dans une première
phase, puis Cordoue et Grenade dans la deuxième. Les
autoroutes et le transport routier furent refaits. Toutefois,
tous ces changements d'ouverture ont été acquis
malgré une amplification d’un mouvement de désaccord
avec le régime auquel la répression coûtait
à chaque fois un peu plus.
En 1973 renaît le mouvement andalucista par la main
« d'Alejandro Roso Cadres » ; deux années
plus tard meurt Franco et avec lui, le régime qu'il
a créé.
La transition démocratique largement a été
soutenue en Andalousie, laissant ainsi la place à une
monarchie parlementaire qui est encore aujourd'hui en vigueur
en Andalousie. Un gouvernement autonome provisoire est établit
en 1978, et après la promulgation de la Constitution
de 1978, on entame le processus autonomie, paralysé
toutefois par les différents critères de l'Assemblée
Andalouse et du gouvernement d'UCD ; où ces derniers
ont essayé d'imposer la voie de l'autonomie réduite
par l'article 143 de la Constitution, puisque le Statut de
la Seconde République n'a finalement pas réussi
à être approuvé, tandis que l'Assemblée
d'Andalousie optait pour celle de l'autonomie pleine de l'article
151. Environ deux millions d'Andalous ont défilés
par tout le pays en demandant l'autonomie par la "voie
rapide". Ceci a été décidé
dans un referendum, après lequel l’Andalousie
a finalement adopté l'autonomie pleine et entière,
en reconnaissant sa condition de nationalité, non sans
quelques difficultés, puisque les Gouvernement central
et les partis centralisateurs ont fait des tentatives infructueuses
contre son approbation, en comptabilisant comme abstentionnistes
les personnes décédés.
Après ceci, l’Andalousie est entrée dans
une époque de récupération lente, dans
laquelle bien que derrière l'économie étatique,
le rythme de croissance y est plus grand.
En 1992 on inaugure le train à haute vitesse entre
Séville et Madrid, a lieu l'exposition universelle
de Séville et durant ces années on a encore
développé le tourisme, surtout sur la côte
du Soleil